samedi 28 février 2009
[D?bat] Comment les enjeux ?cologiques disparaissent avec la crise
Par Gilles, samedi 28 février 2009 à 14:15 :: Débats
Pour ce premier billet, je vais commencer par un sujet d'actualité: l'aide accordée par le gouvernement en cette période de crise à l'industrie automobile et à la construction de nouvelles infrastructures routières.
Aujourd'hui en effet plusieurs engagements qui sonnaient agréablement à nos oreilles sont en train d'être discrètement glissés sous le tapis. Tout d'abord, les résolutions du Grenelle sur la limitation de la construction d'autoroutes nouvelles semblent bien loin, alors que le plan de relance annoncé donne la part belle à la construction de nouveaux projets routiers. La construction de 3 projets autoroutiers qui avaient été gelés par le Grenelle est même prévue: A63, A150, A355! Et ceci, sans qu'en parallèle des modifications importantes de nos politiques de transport ne soient engagées...Les résolutions du Grenelle ne seraient donc que de belles paroles distillées lorsque tout va bien du côté portefeuille? les problèmes posés s'effaceraient ils avec la crise? oh...seul un bien mauvais esprit pourrait penser cela!
Et que dire des aides directes ou indirectes accordées au secteur automobile? si elles étaient assorties d'une obligation pour les constructeurs de développer leur R&D (Recherche et Développement) dans les domaines des automobiles non (moins?) polluantes... mais non, aucune éco-conditionna lité n'est exigée pour des prêts de 500 M d'euros (à PSA et Renault respectivement)! Ceci est bien dommage, l'Etat avait là un moyen de pression très efficace pour changer en profondeur un des secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre.
Le constat est donc là: devant l'urgence économique (car cette urgence est une réalité) l'urgence écologique ne pèse pas lourd... et pourtant: cette crise économique n'est qu'un aperçu des conséquences désastreuses qu'aura le réchauffement climatique. Lorsque les conséquences du réchauffement seront perceptibles d'un point de vue économique il sera trop tard pour aider nos entreprises à se transformer et à s'adapter. Les aides nécessaires de l'Etat auprès de nos grands groupes privés auraient pu être l'occasion d'imposer des axes de développement "Grenelle-compatible". N'a t'on rien appris de cette crise?
Que M. Borloo nous incite à changer nos ampoules, c'est bien... mais il faut vraiment pouvoir avaler des couleuvres énormes lorsque l'on est Ministre de l'Ecologie et en même temps de l'Aménagement du Territoire....
Aujourd'hui en effet plusieurs engagements qui sonnaient agréablement à nos oreilles sont en train d'être discrètement glissés sous le tapis. Tout d'abord, les résolutions du Grenelle sur la limitation de la construction d'autoroutes nouvelles semblent bien loin, alors que le plan de relance annoncé donne la part belle à la construction de nouveaux projets routiers. La construction de 3 projets autoroutiers qui avaient été gelés par le Grenelle est même prévue: A63, A150, A355! Et ceci, sans qu'en parallèle des modifications importantes de nos politiques de transport ne soient engagées...Les résolutions du Grenelle ne seraient donc que de belles paroles distillées lorsque tout va bien du côté portefeuille? les problèmes posés s'effaceraient ils avec la crise? oh...seul un bien mauvais esprit pourrait penser cela!
Et que dire des aides directes ou indirectes accordées au secteur automobile? si elles étaient assorties d'une obligation pour les constructeurs de développer leur R&D (Recherche et Développement) dans les domaines des automobiles non (moins?) polluantes... mais non, aucune éco-conditionna lité n'est exigée pour des prêts de 500 M d'euros (à PSA et Renault respectivement)! Ceci est bien dommage, l'Etat avait là un moyen de pression très efficace pour changer en profondeur un des secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre.
Le constat est donc là: devant l'urgence économique (car cette urgence est une réalité) l'urgence écologique ne pèse pas lourd... et pourtant: cette crise économique n'est qu'un aperçu des conséquences désastreuses qu'aura le réchauffement climatique. Lorsque les conséquences du réchauffement seront perceptibles d'un point de vue économique il sera trop tard pour aider nos entreprises à se transformer et à s'adapter. Les aides nécessaires de l'Etat auprès de nos grands groupes privés auraient pu être l'occasion d'imposer des axes de développement "Grenelle-compatible". N'a t'on rien appris de cette crise?
Que M. Borloo nous incite à changer nos ampoules, c'est bien... mais il faut vraiment pouvoir avaler des couleuvres énormes lorsque l'on est Ministre de l'Ecologie et en même temps de l'Aménagement du Territoire....
