Le sommet de Copenhague a bénéficié d'une énorme campagne médiatique. Nous en attendions beaucoup...peut être trop. Certains, ici même sur ce blog, voyait dans ce sommet une erreur ou un mort-né. Aujourd'hui, même les plus optimistes comme moi doivent le constater: si Copenhague n'est pas un échec, cela y ressemble furieusement. Alors oui, on peut se réjouir du fait que les états se soient réunis pour parler d'une problématique qui était ignorée il y a quelques années. On peut se réjouir du fait que le sommet fut l'occasion de parler de manière importante du réchauffement climatique et qu'aujourd'hui plus personne n'ignore la situation (sauf Claude Allègre!)... mais il n'empêche, que ce sommet n'a pas permis d'aboutir à des engagements fermes et suffisants pour que la situation se stabilise à défaut de s'améliorer.
Alors j'avoue, comme nombre de militants, ma première réaction fut le découragement. Mon impression à la fin du sommet était que décidément nous n'arriverions à rien et que tant que le dernier glaçon des pôles ne sera pas fondu nous n'agirons pas.
Et puis, en regardant ce qui se fait ici et ailleurs, je comprend surtout que ce n'est pas des Etats qu'il faut attendre la solution, mais de nos territoires, de nos collectivités et donc de nous même, chaque citoyen: les villes, les agglomérations, les territoires sont la bonne échelle d'action et surtout la seule opérationnelle. Je constate qu'aujourd'hui ces collectivités se mobilisent de partout: en France, en Europe mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, en Asie... Voir que même sous le règne de Bush, des villes des USA ont engagées des actions très volontaristes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre donne du baume au cœur! L'adage "penser global, agir local" prend alors tout son sens: oui ce sont bien les collectivités locales qui peuvent agir car elles peuvent mobiliser rapidement, avec des processus décisionnels moins lourds que les Etats, des enjeux politiques moindres qui permettent une véritable action. Et mathématiquement, lorsque la majorité des collectivités d'un pays agissent, alors c'est le pays qui agit!
A l'avenir, c'est à mon sens l'action publique qu'il convient de pousser et d'encourager: l'action des collectivités locales (villes, départements, régions, agglomérations...). A quelques mois des Régionales en France, ce constat prend tout son sens....